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Conférence d'Art et d'Histoire
Jeudi 07 février 2019
18h30
20h00
Par Lucette Heller

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Maison des Associations - Nice Garibaldi

Eugène Delacroix est invité à accompagner le Comte de Mornay dans sa mission diplomatique au Maroc en 1832. Longtemps retenu à Tanger, il a l'opportunité de rencontrer et peindre des juifs de la ville. Il est alors difficile d'avoir des musulmans comme modèles, encore moins des musulmanes. Invité le 21 février à une noce juive, on connait le tableau qui en résultera, un peu moins les esquisses de ses Carnets, et les 18 aquarelles de femmes juives, qu'il dénomme "les perles d'Eden", habillés de leurs costumes traditionnels. Ce sont des documents inestimables tant artistiques qu'ethnographiques car il n'y a presque plus de juifs au Maroc, et ce patrimoine culturel est en voie de disparition, en particulier les détails de la robe de la mariée juive, une réminiscence de la Cour d'Espagne de 1492. Dès lors, Delacroix crée un courant spécifique qui se rattache à l'orientalisme.

Sur le voyage de retour, une escale à Alger lui permet de réaliser "Femmes d'Alger dans leur appartement". Ce chef d'œuvre a néanmoins fait naître une controverse, relayée par les écrivains maghrébins les plus connus, Assia Djebar, Tahar ben Jelloun, Rachid Boudjedra, qui contestent le fait qu'il s'agit de femmes dans un harem. Selon eux, ce serait plutôt les filles de joie d'un bordel algérois car il leur semble impossible qu'il ait eu accès à un harem, tout Delacroix qu'il était...

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