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Conférence d'Art et d'Histoire
Lundi 15 avril 2019
15h30
17h00
Par Yvan Gastaut et Nicolas Scholtès

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Maison des Associations - Nice Garibaldi

Déjà à la fin du xixe siècle, l'orientalisme avait permis de se servir de l'actualité de la conquête du Maghreb pour promouvoir dans la peinture et les arts décoratifs un style très prisé par la grande bourgeoisie. L'exposition coloniale de 1925 avait vu l'utilisation de l'art nègre s'affirmer comme une tendance de l'Art déco. Après la première exposition coloniale qui avait eu lieu à Casablanca en 1915, la décision d'organiser, en 1920, puis en 1930, des expositions sur le territoire métropolitain répondait à la double volonté de rassembler autour de la France ses alliés, confondus dans leur rôle de « civilisateurs », et de justifier, à travers l'organisation d'un vaste spectacle, la politique colonialiste. Œuvre de paix, ambassade de la France, confrontation des méthodes en vue de l'amélioration de la solidarité internationale, telles sont les définitions qui furent données à l'époque pour caractériser l'entreprise. L'attraction vedette de l'exposition de 1930, qui sera la dernière du genre, consistait dans la reconstitution du temple d'Angkor, associée à la section indochinoise qui ne comptait pas moins de vingt-cinq pavillons. Importance rétrospectivement pleine de sens quand on pense à l'enjeu que devait représenter cette partie du monde au cours des quarante années qui suivirent.

La présentation de cette Exposition coloniale, de ses réalisations et des enjeux sera suivie d’une présentation du Manifeste publié par les Surréalistes afin de démythifier la France coloniale.

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